SI J'AVAIS UN DRAGON - Théâtre, contes et récits

D’après l’album « Si j’avais deux Dragons ». Auteur : Fabienne Roulié , illustrateur : Raphaël Baud. Editions Chocolat ! Jeunesse.

Furious est le nom de ma colère, Furious est le nom de mon Dragon.


Une fillette s'invente une amitié avec un Dragon. Dans sa chambre, sur le chemin de l'école, en récréation, son dragon la suit partout. Chaque étape de la journée devient ainsi une aventure extravagante où les souvenirs d'enfance croisent les récits mythologiques. Elle évoque devant nous son désir de transgression et d'école buissonnière, elle réinvente le mythe des origines, elle se bat avec les visages pâles, fuit sur le dos de son Dragon aux grandes fête du carnaval Ce qui est drôle, passionnant et intriguant tout à la fois. Elle nous laisse voir comment un enfant porte un regard neuf et fasciné sur toute chose, comment il comble l'inconnu avec son imagination et renvoie le monde à sa démesure.


 

Dans ce spectacle la comédienne Sybille Bligny incarne donc une fillette exaltée qui se pose beaucoup de questions et invente ses propres réponses. Séduction, religion, éducation, transgression, violence, fraternité sont autant de thèmes abordés tout au long de cette journée. La comédienne se transforme, bouscule, singe les mimiques des enfants et des grandes personnes, se fait douce ou emportée. Elle nous montre l'intense désir de grandir de cette fillette et comment elle déjoue la peur de ce qui l'attend. Elle nous montre aussi et surtout comment l'enfant s'entraine quotidiennement à maintenir sa fantaisie et sa liberté dans un monde qui confond, encore au XXIème siècle, les notions de force et de brutalité.

Public : A partir de 4 ans
Durée : de 30 à 45 minutes (deux formules possibles)
Jauge : 250 personnes maxi
Espace scénique : 5 m d’ouverture sur 4 m de profondeur


 




 

 

CHAPERON ROUGE et PETIT POUCET

Les enfants passent leurs journées à échapper aux ogres et aux loups. Puis ils font leurs devoirs, dînent et se couchent sans faire d'histoire.

Tourmentés par un besoin d'émancipation ou la peur de l'abandon, Chaperon rouge et petit Poucet se débattent avec leurs pulsions et affrontent courageusement les pires démons de l'enfance. Le jeune-public participe à un rituel où chacun sait que ni le loup, ni l'ogre ne doivent être épargnés.


 

L'adaptation théâtrale de ces deux histoires propose une modernisation des lieux et des situations mais respecte les principaux motifs du conte . La version du chaperon rouge est empruntée à la tradition orale et comprend quelques mises en gardes cocasses et stratégies de fuites radicales adressées aux filles . Dans le conte du Petit Poucet d'après Charles Perrault, le motif de la pauvreté est délaissé au profit de la mise en valeur des liens de solidarité qui constituent la famille.

L'originalité du spectacle vient surtout de l'ingénieuse simplicité de sa mise en scène. Tels deux enfants dans un grenier, les comédiennes déballent, jouent, détournent des objets familiers . Cette mutation des objets familiers en objets théâtraux efface volontairement la frontière entre le réel et l'imaginaire. Et nous aurons peur d'un panier et nous serons émus par une poupée. La petite Bohême compagnie nous invite donc à une traversée du miroir : le conte prend forme, l'objet devient symbole et l'acte théâtral se fait passage initiatique.

Adaptation et interprétation : Marie Montagne-Rotter, Sybille Bligny
Mise en scène : Sybille Bligny
Durée : 1 heure.
Public : de 4 à 11 ans.
Jauge : 90 personnes
Montage : environ 3 heures. Espace scénique : 4m50/4m50 minimum
Technique : sonorisation (bande son) et éclairages compris dans tarif